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Orange : un forfait (quasi)illimité pour 39 € par mois

28 July, 11:33, by admin Tags: ,

Livebox Orange : installation et configurationNous avons eu vent d’un forfait que pourrait lancer Orange avant la rentrée qui pourrait être un petit coup de pied dans la fourmilière. Pour 39 € par mois, il offre une véritable alternative grand public aux forfaits tout illimités entre 79 et 99 € que l’on commence à voir fleurir.

Ce n’est en effet pas un forfait tout illimité : il ne comprend qu’une heure de communications. Mais il semble que l’on pourra choisir 5 numéros à appeler en illimité 24h/24, 9 numéros mobiles à appeler en illimité 24h/24, et il y aurait une option appels illimités de 21h à 8h. Nous ne savons pas si ces options forment un tout, ou s’il faudra n’en choisir qu’une au détriment des autres.

Mais si on y ajoute les SMS et MMS illimités, on obtient un forfait quasi-illimité, ou du moins un forfait illimité à la carte, qui devrait suffire pour la plupart des personnes, alors que les forfaits tout illimité restent encore inaccessibles. Nous ne savons pas si des forfaits plus chers seront disponibles avec le même fonctionnement mais plus d’heures de communications de base, mais ce ne serait pas étonnant.

Toujours dans la vague des ajouts d’illimité ici ou là, le Pass Famille, une option à 5 € par mois qui permet appels et SMS illimités entre une personne et 3 membres de sa famille (vers et depuis Orange, conjoint et enfants de moins de 26 ans) sera désormais disponible sur tous les forfaits, alors qu’elle était jusqu’ici exclue des forfaits d’entrée de gamme.

Anthony Nelzin

Encore deux millions de personnes utilisent le Minitel

19 July, 14:53, by admin Tags: , , ,

minitel Encore deux millions de personnes utilisent le MinitelChiffres – 50% des usages se font à travers un PC mais les services payants de la mythique boite marron génèrent encore plusieurs millions de chiffre d’affaires par an. Reste que son arrêt définitif est prévu pour 2011…

Le Minitel n’est pas mort, il bouge encore. Et il est même encore vivace puisque selon France Télécom, encore deux millions de personnes utilisent ses services, explique Le Monde.

Certes, la moitié d’entre eux passent par un PC et un logiciel dédié. Mais encore un million de personnes surfent encore à partir de la célèbre boite marron, lancé en 1982, ancêtre de l’Internet et réussite des télécoms à la française.

2500 services

Si aucune nouvelle machine n’est plus fabriquée, les anciennes sont recyclées, c’est-à-dire restaurées pour répondre à une demande de plus en plus faible.

Evidemment, le catalogue de services disponibles n’est pas aussi étoffé que pendant l’âge d’or du Minitel, entre 1984 et 1989, où en comptait plus de 25 000. Aujourd’hui, près de 2500 services sont encore actifs dont le célèbre 3611, l’annuaire électronique de France Télécom, gratuit pendant 3 minutes…

D’ailleurs, le Minitel génère encore pas mal de revenus. En 2007, France Télécom (FT) et les fournisseurs de services télématiques empochaient encore 100 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à 220 millions de connexions.

En 2009, Iliad qui exploite l’annuaire inversé 36 17 Annu annonce un chiffre d’affaires annuel proche du million d’euros pour ce service.

Reste que France Télécom pense sérieusement à fermer définitivement le tuyau l’année prochaine (en septembre) même si un ultime sursis pourrait encore être accordé à cette technologie préhistorique mais encore efficace. Difficile de se maintenir face à un Internet qui est aujourd’hui dans quasiment tous les foyers.

Rappelons néanmoins que l’opérateur historique a déjà rallongé la vie de ce dinosaure. Le 36 11 devait ainsi fermer en mars 2009. Aujourd’hui, le service reçoit quelques centaines de milliers de connexions par mois, contre 5 à 6 millions dans les années 1990.

“Il aura préparé le terrain d’internet tant du côté des consommateurs que des éditeurs”, soulignait il y a quelques années Olivier Bon, directeur des kiosques multimédias chez France Télécom, rappelant que des succès de l’internet, comme Meetic ou Boursedesvols.com, ont été lancés par d’anciens des services télématiques.

par Olivier Chicheportiche, ZDNet France.

Orange ou comment gagner de l’argent facilement !

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La Hadopi en a rêvé, Orange l’a fait. Depuis hier, jeudi, le fournisseur d’accès à Internet propose à ses clients une option « contrôle du téléchargement », disponible sur sa boutique en ligne. Facturée deux euros par mois, elle leur permet de « contrôler l’activité des ordinateurs connectés sur [leur] ligne Internet, en matière de téléchargement peer to peer ».

Le contrôle du téléchargement illégal, c’est deux euros chez Orange

L’opérateur commercialise une option permettant à ses clients de bloquer les logiciels de P2P sur trois PC. La Hadopi n’aurait pas fait mieux.

Une manière pour les internautes de se prémunir contre l’usage illicite de leur ligne ADSL. Mais un porte-parole de l’opérateur reconnaît que « cette protection offerte par ce logiciel n’a aucune valeur juridique ». Autrement dit, il ne permettra pas aux internautes accusés à tort de téléchargement illicite de prouver leur bonne foi auprès de la Hadopi. Ce rôle sera celui des logiciels de sécurisation prévus par la Hadopi, mais dont les spécifications n’ont toujours pas été publiées (*).

Quoi qu’il en soit, les ayants droit devraient se réjouir de cette initiative même s’ils peuvent penser qu’elle arrive bien tard : cela fait des années qu’ils demandent aux fournisseurs d’accès de lutter activement contre le piratage. Sans succès, jusqu’à aujourd’hui.

Opportunisme commercial

En pratique, cette nouvelle option prend la forme d’un logiciel fonctionnant en arrière-plan, indique Orange. Il permet de contrôler jusqu’à trois PC, uniquement sous Windows, raccordés à Internet. « Le logiciel bloque le fonctionnement des logiciels de P2P (*) figurant sur une liste que nous allons enrichir régulièrement », nous précise un porte-parole. Une liste noire que l’opérateur a refusé de nous communiquer.

Il ne fournit pas plus de précisions sur le fonctionnement de son outil, fourni par un prestataire dont il refuse de communiquer le nom. Orange oublierait-il que les réseaux P2P, comme BitTorrent, sont aussi largement utilisés pour la distribution légale de contenus (logiciels libres par exemple) ? « Non, les internautes pourront désactiver la protection à volonté. Cela fonctionne comme un logiciel de contrôle parental », précise l’opérateur.

Le dispositif prévu par Orange se révèle par ailleurs très incomplet et l’opérateur aura bien du mal à tenir sa promesse d’une « protection contre le téléchargement illégal ». Cela fait déjà bien longtemps que le P2P n’est plus le principal vecteur du piratage. L’opérateur s’engage toutefois « à enrichir régulièrement son option » afin de garantir à ses clients « le meilleur niveau de protection possible au meilleur prix ».

Orange fait en tout cas preuve d’un bel opportunisme commercial, alors que les premiers avertissements pour téléchargement illicite devraient partir dans les prochaines semaines. Les ayants droit viennent tout juste d’obtenir le feu vert de la CNIL pour mettre en place leur dispositif de surveillance des réseaux de P2P. « Notre solution s’adresse surtout aux parents qui veulent s’assurer que leurs enfants ne font rien d’illégal sur les réseaux de P2P », confirme l’opérateur. Pour une fois qu’Orange devance ses concurrents…

(*) Article modifié après de nouvelles précisions fournies par Orange.